samedi 19 juillet 2014

RÉFÉRENTIEL POUR L’ÉDUCATION À UNE MOBILITÉ CITOYENNE

L'arrêté du 23 janvier 1989 relatif au programme national de formation à la conduite est 
abrogé.

Exit le PNF, que nous connaissons depuis 1989. Le REMC devient le référentiel pour la réalisation des programmes et des cours liés à l’éducation et la sécurité routières.



4 compétences :
   Assumer personnellement ses responsabilités citoyennes, juridiques et sociales
   Utiliser un véhicule à moteur rationnellement et en sécurité
   Préparer ses trajets et conduire le véhicule de façon autonome dans les situations de circulation simples ou complexes
   Prendre en compte les facteurs entraînant une dégradation du système homme-véhicule-environnement, prendre les décisions qui permettent d’y faire face, mettre en oeuvre les mesures préventives.

Chacune de ces compétences apporte des "sous-compétences" ; Ce ne sont pas des "objectifs" de formation, même si la pédagogie à l’aide des objectifs restera complémentaire de l’enseignement à visé de compétences.
La matrice GDE est prise en compte pour l’acquisition de ces compétences.

Nous reviendrons sur le REMC afin d’en détailler les éléments.

Nous y voila, depuis le 1er juillet 2014 le REMC est en vigueur.

Pour faire simple le REMC dans son ensemble ne constitue pas le programme de la formation sinon il faudrait une vie de conducteur.

L'idée majeure de la reforme est une refonte de la formation en approchant davantage l'aspect comportemental.


La formation à la conduite est issu du REMC, c'est donc assez libre.

Les centres de formations pourront choisir leurs plans de formation et l'ordre des
compétences à travailler.

Les compétences à acquérir remplacent les objectifs à atteindre.



Mais une compétence c'est quoi ?
Une compétence est une combinaison de connaissances, de savoir faire et de
comportements que l’on utilise pour agir seul en situation.

Au final  accéder à l'usage de la route nécessite une démarche éducative exigeante dont
les enjeux en termes de sécurité routière sont de première importance.

Dans le cadre des objectifs de sécurité routière fixés au niveau européen, la France a
obtenu une baisse significative de la mortalité routière. Toutefois, compte tenu du nombre
encore important de victimes sur les routes, l'effort engagé doit être poursuivi, notamment
par le renforcement de l'éducation et l'évolution comportementale.
Les centres de formations pourront agir et suivre le REFERENTIEL sur les grands 
enjeux éducatifs qui portent particulièrement sur :

― l'accidentalité des jeunes de 14 à 25 ans.
― l'accidentalité liée à l'usage de deux-roues motorisés.
― la sécurité des usagers vulnérables.
― la lutte contre l'usage de substances psycho-actives associé à la mobilité.
― la poursuite de la baisse des vitesses moyennes enregistrées.
― la mobilité durable et citoyenne.
― le risque routier professionnel.
― le vieillissement de la population.

Je vous conseille de suivre les formations au seins des auto-écoles agrées, de suivre des
cours théoriques afin de bien comprendre les enjeux de la conduite.

Je compléterai par la suite cet article pour une meilleure compréhension de la reforme
REMC





mardi 15 juillet 2014

Coach permis de conduire - une solution possible


Vous avez peur  de conduire, vous n'êtes pas seul dans ce cas



Utiliser le paradoxe

L’envie de conduire est là, mais les objections fourmillent dans votre tête ? Franck Patras  du CER sud permis vous propose d’utiliser ce paradoxe, en se demandant : « Quels sont les véritables risques en conduisant ? » Nous nous retrouvons alors très vite au pied du mur, obligés de rire de nous-même, ce qui constitue « le meilleur outil pour se dépasser ».


Être coaché pour réussir son permis, comprendre l'utilisation du véhicule et les règles du jeu pour aller au bout de son projet.


Se lancer lentement

« Nous refusons d’apprendre à conduire par manque de confiance en nous, or apprendre à conduire nous apportera cette confiance ». 

Un passage à la pratique facilité par la réforme du permis de conduire.

La « conduite supervisée », réservée aux majeurs, nécessite, après les vingt heures de cours habituelles, de rouler au minimum mille kilomètres sur trois mois aux côtés d’un accompagnateur. Une façon de se rassurer en douceur.

Un coaching sur trois mois pour avancer et réussir, un contact hebdomadaire pratique et théorique pour optimiser les résultats seront les garants de votre succès.


Renseignement sur ce programme coaching-conduite-sudpermis

Une question, des informations complémentaires cliquez ici


QUE REPRESENTE LA MATRICE GDE ?


Dans le cadre du projet européen GADGET ‐ un acronyme de Guarding Automobile Drivers through Guidance, Education and Technology  a été développé un modèle théorique, qui fait office de structure d'appui permettant de mieux soutenir l'attention sur des questions telles que l'identification des dangers et la prise de conscience des risques. Ce modèle a été baptisé matrice GDE.

GOAL FOR ZERO (c'est l'objectif à atteindre : réduire à zéro le risque d'accident)

Les chercheurs partent de la supposition que la classe sociale, les normes et valeurs, le sexe, le comportement en groupe, etc... déterminent la façon dont quelqu'un agit en tant qu'usager de la route.
Sur base de cette constatation, ils ont ensuite élaboré une formation à la conduite en différentes étapes, incluant différents modules.

Trois aspects se distinguent à chacun des quatre niveaux de la matrice. Ils sont explicités dans les colonnes de la matrice :

1/ la première colonne décrit ce qu'un bon automobiliste devrait savoir (à chaque niveau) pour pouvoir conduire un véhicule et pour pouvoir le maîtriser dans des conditions de trafic normales.
La formation à la conduite dans l'auto école s'axe essentiellement sur ce premier niveau.

2/ la seconde colonne est fortement liée à la première, mais elle s'attache plus particulièrement aux connaissances et compétences spécifiquement liées aux risques.
Dans ce cadre, il convient de tenir compte du fait qu'il faut établir une distinction claire entre la formation en matière de connaissances et de compétences (par exemple la maîtrise du véhicule) et la formation en termes d'identification des dangers et de prise de conscience des risques (par exemple l'identification de situations dangereuses dans le trafic).
C'est ici que les formateurs pourront donner l'essence même de leurs savoirs en matière de prévention du risque.

3/ la troisième colonne se rapporte à l'autoréflexion : les gens doivent avoir conscience de certaines de leurs caractéristiques personnelles et habitudes, ainsi que de leurs compétences propres ou de l'absence de celles‐ci, dans le cadre d'une participation au trafic suffisamment "sécurisée".



jeudi 26 juin 2014

La conduite supervisée

Généralités

La conduite supervisée a été créée (dans le cadre de la réforme du permis de conduire lancée en 2009 par le CISR et les pouvoirs publics dans le but de rendre le permis plus court et plus accessible, moins cher et plus sûr) pour proposer une alternative plus souple à l'apprentissage anticipé de la conduite (AAC). C'est une période de conduite accompagnée où l'élève va pouvoir acquérir de l'expérience de conduite avec un accompagnateur, avant de passer ou repasser l'examen.
C'est une solution intéressante pour réduire le coût du permis de conduire tout en optimisant le résultat.  



    L'objectif :


    Déroulement
    Cette formation se déroule avec un accompagnateur à bord d’un véhicule pendant au moins 3 mois et sur 1 000 kilomètres minimum (contre 1 an et 3 000 kilomètres pour l’apprentissage anticipé de la conduite, ce qui fait l’attrait de cette nouvelle formule).

    Deux rendez-vous sont prévus : un rendez-vous préalable avant de débuter la conduite avec l’accompagnateur et un rendez-vous pédagogique en cours d’apprentissage.

    Attention : contrairement à l’AAC, cette formule ne permet pas de réduire la durée de la période probatoire. Les nouveaux titulaires du permis de conduire disposent de 6 points sur leur permis et doivent attendre trois ans sans infraction avant d’en obtenir 12.

    Les avantages pour le candidat
    Acquérir un maximum d’expérience et de confiance au volant avant le passage de l'épreuve pratique.

    Améliorer à moindre coût ses acquis, notamment en attendant de repasser l’examen pour celui qui a
    échoué à l’épreuve pratique.


      comment ça marche



      En accès direct 

      1. Après la phase de formation initiale, le candidat doit  : Avoir obtenu un accord préalable écrit de la société d'assurances sur l’extension de garantie nécessaire pour la conduite du ou des véhicules utilisés au cours de la future phase de conduite supervisée.

      Cet accord précise le ou les noms des accompagnateurs autorisés par la société d'assurances à assurer cette fonction. 

      Il est joint au contrat de formation de l’élève qui précise les obligations relatives à la fonction d’accompagnateur et les conditions spécifiques à la conduite supervisée ou à l’avenant au contrat de formation si le choix de la conduite supervisée a été décidé après la conclusion du contrat.


      2. Avoir obtenu l'attestation de fin de formation initiale (AFFI).
      Un exemplaire est transmis à la société d'assurances par le souscripteur du contrat de formation.



      Après un échec à l'épreuve pratique de l'examen du permis de conduire, le candidat doit :

      1. Avoir obtenu un accord préalable écrit de la société d'assurances.

      2. Avoir obtenu une autorisation de conduire en conduite supervisée.
      Un exemplaire est transmis, dès sa délivrance, à la société d'assurances par le souscripteur du contrat de formation.

      Pré-requis

      • Le candidat doit être âgé de plus de 18 ans ;
      • Le candidat doit avoir été reçu à l'épreuve théorique générale du permis de conduire ;
      • Le candidat doit avoir reçu l'accord préalable de son assureur.
      • Le candidat doit avoir reçu l'attestation de fin de formation initiale de la part de son formateur/moniteur (soit avoir reçu 20 heures de formation obligatoires en véhicule).
      • Pour un élève ayant raté son examen du permis B classique qui opte pour cette méthode, il doit avoir obtenu une autorisation de conduire en conduite supervisée (de la part de son formateur/moniteur).
      • L'accompagnateur doit justifier de cinq ans d'expérience de la conduite automobile, sans interruption ni faute grave (comme pour l'AAC).
      • Il est conseillé pour l'accompagnateur d'installer sur sa voiture un kit de rétroviseurs pour la conduite accompagnée afin de lui permettre d'avoir les visions latérales et arrière. Ceci dans le but de mieux jouer le rôle d'accompagnateur et de réagir plus rapidement pour éviter un accident.

      La période de conduite supervisée

      • Deux rendez-vous pédagogiques sont obligatoires, entre formateur/moniteur, l'élève et l'accompagnateur :
        • 1 rendez-vous avant de commencer la conduite supervisée (rendez-vous préalable) ;
        • 1 rendez-vous pédagogique obligatoire en cours de conduite supervisée (une partie pratique et une partie théorique).
      • La période de conduite supervisée doit s'étaler sur 3 mois minimum. L'élève conducteur devra parcourir au minimum 1 000 kilomètres.
      • À la différence de l'AAC, la période de permis probatoire reste celle d'un permis B de filière classique soit 3 ans.

      Documents obligatoires en conduite

      • Lettre ou document attestant de l'accord de la société d'assurance ;
      • Le livret B est complété par un additif ;
      • Attestation de fin de formation, ou autorisation de conduire en conduite supervisée (en cas de transformation après échec) ;
      • L'additif au livret d'apprentissage pour la formule conduite supervisée.

      L'idéal !!!!

      • Une implication parent/élève/formateur
      • Une formation spéciale parents/accompagnateurs pour augmenter les chances de réussite



      Pour nous trouver


      Le CER Sud Permis vous propose des formations incluant code, conduite et formation accompagnateurs.

      LES FICHES MOTO DU PERMIS DE CONDUIRE

      Découvrez la fiche numéro 1 des interrogations orales du permis moto  en mode light simplifiée afin d'en faciliter sa compréhension et son apprentissage.


      Ce résumé est un minimum attendu par l'inspecteur, le jour de l'examen.



      Le risque routier en moto

      La moto représente 2 % du trafic, mais 20 % des tués.
      La moto est impliquée dans un accident corporel sur quatre.
      Par an, cela représente environ 6200 blessés et 760 décès.

      A kilométrage égal un conducteur de moto a 20 fois plus de risque d’être tué qu’un automobiliste.


      Les morts en moto sur la route

         Un tiers meurt dans des accidents sans autre usager impliqué
         2 décès sur 3 ont lieu en rase campagne
         Dans 9 cas sur 10 sur route sèche
         93 % des tués sont des hommes
         1 motocycliste tué sur 5 a moins de 25 ans

      C’est dans les 6 premiers mois après l’obtention du permis, ou dans les 6 premiers mois de reprise de la moto après une longue interruption de pratique que le risque d’accident mortel à moto est le plus élevé.



      Gravité

      Sans carrosserie, l'accident de moto est toujours corporel, les vitesses des motos sont nettement supérieures à celles des autres usagers.

         Les séquelles invalidantes les plus graves se retrouvent :
         A la tête
         Aux membres inférieurs (jambes, pieds, bassin)
         à la colonne vertébrale


      Comportement en présence d’un accident

      Il faut faire le premier  P.A.S. : PROTÉGER-ALERTER-SECOURIR
      le numéro d'urgence européen et le 112

      Attention à ne pas faire un mauvais geste qui tue :
      Ne jamais donner à boire un blessé
      Ne jamais déplacer un blessé sauf en cas de nécessité absolue


      Ne jamais enlever le casque d'un motard