mardi 15 juillet 2014

QUE REPRESENTE LA MATRICE GDE ?


Dans le cadre du projet européen GADGET ‐ un acronyme de Guarding Automobile Drivers through Guidance, Education and Technology  a été développé un modèle théorique, qui fait office de structure d'appui permettant de mieux soutenir l'attention sur des questions telles que l'identification des dangers et la prise de conscience des risques. Ce modèle a été baptisé matrice GDE.

GOAL FOR ZERO (c'est l'objectif à atteindre : réduire à zéro le risque d'accident)

Les chercheurs partent de la supposition que la classe sociale, les normes et valeurs, le sexe, le comportement en groupe, etc... déterminent la façon dont quelqu'un agit en tant qu'usager de la route.
Sur base de cette constatation, ils ont ensuite élaboré une formation à la conduite en différentes étapes, incluant différents modules.

Trois aspects se distinguent à chacun des quatre niveaux de la matrice. Ils sont explicités dans les colonnes de la matrice :

1/ la première colonne décrit ce qu'un bon automobiliste devrait savoir (à chaque niveau) pour pouvoir conduire un véhicule et pour pouvoir le maîtriser dans des conditions de trafic normales.
La formation à la conduite dans l'auto école s'axe essentiellement sur ce premier niveau.

2/ la seconde colonne est fortement liée à la première, mais elle s'attache plus particulièrement aux connaissances et compétences spécifiquement liées aux risques.
Dans ce cadre, il convient de tenir compte du fait qu'il faut établir une distinction claire entre la formation en matière de connaissances et de compétences (par exemple la maîtrise du véhicule) et la formation en termes d'identification des dangers et de prise de conscience des risques (par exemple l'identification de situations dangereuses dans le trafic).
C'est ici que les formateurs pourront donner l'essence même de leurs savoirs en matière de prévention du risque.

3/ la troisième colonne se rapporte à l'autoréflexion : les gens doivent avoir conscience de certaines de leurs caractéristiques personnelles et habitudes, ainsi que de leurs compétences propres ou de l'absence de celles‐ci, dans le cadre d'une participation au trafic suffisamment "sécurisée".



jeudi 26 juin 2014

La conduite supervisée

Généralités

La conduite supervisée a été créée (dans le cadre de la réforme du permis de conduire lancée en 2009 par le CISR et les pouvoirs publics dans le but de rendre le permis plus court et plus accessible, moins cher et plus sûr) pour proposer une alternative plus souple à l'apprentissage anticipé de la conduite (AAC). C'est une période de conduite accompagnée où l'élève va pouvoir acquérir de l'expérience de conduite avec un accompagnateur, avant de passer ou repasser l'examen.
C'est une solution intéressante pour réduire le coût du permis de conduire tout en optimisant le résultat.  



    L'objectif :


    Déroulement
    Cette formation se déroule avec un accompagnateur à bord d’un véhicule pendant au moins 3 mois et sur 1 000 kilomètres minimum (contre 1 an et 3 000 kilomètres pour l’apprentissage anticipé de la conduite, ce qui fait l’attrait de cette nouvelle formule).

    Deux rendez-vous sont prévus : un rendez-vous préalable avant de débuter la conduite avec l’accompagnateur et un rendez-vous pédagogique en cours d’apprentissage.

    Attention : contrairement à l’AAC, cette formule ne permet pas de réduire la durée de la période probatoire. Les nouveaux titulaires du permis de conduire disposent de 6 points sur leur permis et doivent attendre trois ans sans infraction avant d’en obtenir 12.

    Les avantages pour le candidat
    Acquérir un maximum d’expérience et de confiance au volant avant le passage de l'épreuve pratique.

    Améliorer à moindre coût ses acquis, notamment en attendant de repasser l’examen pour celui qui a
    échoué à l’épreuve pratique.


      comment ça marche



      En accès direct 

      1. Après la phase de formation initiale, le candidat doit  : Avoir obtenu un accord préalable écrit de la société d'assurances sur l’extension de garantie nécessaire pour la conduite du ou des véhicules utilisés au cours de la future phase de conduite supervisée.

      Cet accord précise le ou les noms des accompagnateurs autorisés par la société d'assurances à assurer cette fonction. 

      Il est joint au contrat de formation de l’élève qui précise les obligations relatives à la fonction d’accompagnateur et les conditions spécifiques à la conduite supervisée ou à l’avenant au contrat de formation si le choix de la conduite supervisée a été décidé après la conclusion du contrat.


      2. Avoir obtenu l'attestation de fin de formation initiale (AFFI).
      Un exemplaire est transmis à la société d'assurances par le souscripteur du contrat de formation.



      Après un échec à l'épreuve pratique de l'examen du permis de conduire, le candidat doit :

      1. Avoir obtenu un accord préalable écrit de la société d'assurances.

      2. Avoir obtenu une autorisation de conduire en conduite supervisée.
      Un exemplaire est transmis, dès sa délivrance, à la société d'assurances par le souscripteur du contrat de formation.

      Pré-requis

      • Le candidat doit être âgé de plus de 18 ans ;
      • Le candidat doit avoir été reçu à l'épreuve théorique générale du permis de conduire ;
      • Le candidat doit avoir reçu l'accord préalable de son assureur.
      • Le candidat doit avoir reçu l'attestation de fin de formation initiale de la part de son formateur/moniteur (soit avoir reçu 20 heures de formation obligatoires en véhicule).
      • Pour un élève ayant raté son examen du permis B classique qui opte pour cette méthode, il doit avoir obtenu une autorisation de conduire en conduite supervisée (de la part de son formateur/moniteur).
      • L'accompagnateur doit justifier de cinq ans d'expérience de la conduite automobile, sans interruption ni faute grave (comme pour l'AAC).
      • Il est conseillé pour l'accompagnateur d'installer sur sa voiture un kit de rétroviseurs pour la conduite accompagnée afin de lui permettre d'avoir les visions latérales et arrière. Ceci dans le but de mieux jouer le rôle d'accompagnateur et de réagir plus rapidement pour éviter un accident.

      La période de conduite supervisée

      • Deux rendez-vous pédagogiques sont obligatoires, entre formateur/moniteur, l'élève et l'accompagnateur :
        • 1 rendez-vous avant de commencer la conduite supervisée (rendez-vous préalable) ;
        • 1 rendez-vous pédagogique obligatoire en cours de conduite supervisée (une partie pratique et une partie théorique).
      • La période de conduite supervisée doit s'étaler sur 3 mois minimum. L'élève conducteur devra parcourir au minimum 1 000 kilomètres.
      • À la différence de l'AAC, la période de permis probatoire reste celle d'un permis B de filière classique soit 3 ans.

      Documents obligatoires en conduite

      • Lettre ou document attestant de l'accord de la société d'assurance ;
      • Le livret B est complété par un additif ;
      • Attestation de fin de formation, ou autorisation de conduire en conduite supervisée (en cas de transformation après échec) ;
      • L'additif au livret d'apprentissage pour la formule conduite supervisée.

      L'idéal !!!!

      • Une implication parent/élève/formateur
      • Une formation spéciale parents/accompagnateurs pour augmenter les chances de réussite



      Pour nous trouver


      Le CER Sud Permis vous propose des formations incluant code, conduite et formation accompagnateurs.

      LES FICHES MOTO DU PERMIS DE CONDUIRE

      Découvrez la fiche numéro 1 des interrogations orales du permis moto  en mode light simplifiée afin d'en faciliter sa compréhension et son apprentissage.


      Ce résumé est un minimum attendu par l'inspecteur, le jour de l'examen.



      Le risque routier en moto

      La moto représente 2 % du trafic, mais 20 % des tués.
      La moto est impliquée dans un accident corporel sur quatre.
      Par an, cela représente environ 6200 blessés et 760 décès.

      A kilométrage égal un conducteur de moto a 20 fois plus de risque d’être tué qu’un automobiliste.


      Les morts en moto sur la route

         Un tiers meurt dans des accidents sans autre usager impliqué
         2 décès sur 3 ont lieu en rase campagne
         Dans 9 cas sur 10 sur route sèche
         93 % des tués sont des hommes
         1 motocycliste tué sur 5 a moins de 25 ans

      C’est dans les 6 premiers mois après l’obtention du permis, ou dans les 6 premiers mois de reprise de la moto après une longue interruption de pratique que le risque d’accident mortel à moto est le plus élevé.



      Gravité

      Sans carrosserie, l'accident de moto est toujours corporel, les vitesses des motos sont nettement supérieures à celles des autres usagers.

         Les séquelles invalidantes les plus graves se retrouvent :
         A la tête
         Aux membres inférieurs (jambes, pieds, bassin)
         à la colonne vertébrale


      Comportement en présence d’un accident

      Il faut faire le premier  P.A.S. : PROTÉGER-ALERTER-SECOURIR
      le numéro d'urgence européen et le 112

      Attention à ne pas faire un mauvais geste qui tue :
      Ne jamais donner à boire un blessé
      Ne jamais déplacer un blessé sauf en cas de nécessité absolue


      Ne jamais enlever le casque d'un motard

      mercredi 25 juin 2014

      vendredi 13 juin 2014

      Permis de conduire : les principaux points de la réforme

      Plus simple et plus moderne, le permis de demain ? C'est ce que souhaiterait le gouvernement, qui présente ce vendredi son projet de réforme à trois jours du Conseil national de la sécurité routière.

      Diminuer le coût de la conduite. Dans le viseur du ministère de l'Intérieur : les longs mois qui s'intercalent entre deux passages du permis.

      40 % des jeunes échouent au premier examen et sont obligés de payer de nouvelles leçons. Pour réduire le temps d'attente, Beauvau s'intéresse à un levier : le temps de l'examen pratique.

      Dès septembre, il sera réduit de trois minutes, ce qui permettra à un examinateur de faire passer une personne en plus par jour et de gagner ainsi 117 000 places par an. «Pour ceux qui doivent repasser le permis de conduire, le coût doit baisser de 200 à 600 euros», a également demandé Bernard Cazeneuve, sur BFMTV, vendredi. 

      A moyen terme, certains inspecteurs qui ne font pas passer le permis voiture actuellement, comme ceux font passer le permis poids lourds au sein de l'Education nationale, seront amenés à se concentrer sur le permis B. Cette mesure pourrait permettre de gagner 290 000 places par an.


      Ne plus confier l'examen du code aux inspecteurs. Dès le 1er juillet, 50 retraités de la gendarmerie et de la police seront formés au travail d'examinateur pour libérer les inspecteurs du passage du code. Les efforts de ces derniers seront concentrés sur le passage de l'examen pratique du permis B, qui représentera 60 % de leur temps de travail, contre 40 % auparavant. 

      «Nous ne pouvons pas créer des postes partout. Nous en avons déjà créé depuis 2009», justifie Bernard Cazeneuve. Courant 2015, le passage du code sera confié à un prestataire externe. Le ministre de l'Intérieur souhaite, en outre, que l'examen du code soit modernisé et que l'auto-apprentissage soit favorisé, pour être en phase avec les habitudes des jeunes.



      Avancer la conduite accompagnée à 15 ans ? Près de trois-quarts des jeunes (74 %) qui apprennent à conduire par ce biais réussissent à l'examen. Ils sont également impliqués dans moins d'accidents mortels. Pour capitaliser sur ce succès, Bernard Cazeneuve proposera lundi au Conseil national de la sécurité routière d'avancer de 16 à 15 ans l'âge légal pour commencer la conduite accompagnée. 

      Les jeunes qui bénéficieront de l'apprentissage anticipé de la conduite pourront passer le permis dès 17 ans et demi. Les auto-écoles ont déjà accepté de proposer systématiquement la conduite accompagnée lors de chaque inscription. Le fonds de mobilité crée par Najat Vallaud-Belkacem (doté de 2 millions d'euros) devrait permettre aux jeunes de faire la conduite accompagnée non pas avec leur parents mais avec des bénévoles. 



      Encourager le permis à 1 euro. Cette mesure qui s'adresse aux 16-25 ans ne profite aujourd'hui qu'à 10 % d'une classe d'âge. Ce permis à taux zero sera désormais également proposé à tout candidat en cas d'échec. Le plafond sera relevé de 1200 à 1500 euros.

      Proposer plus largement des modules de formation.
       A partir de septembre 2015, tous les lycéens auront un module de sécurité routière et de conduite. Aujourd'hui, ils ne sont que 20 % à en bénéficier. Un module sera également intégré à la journée nationale d'appel.

      jeudi 12 juin 2014

      Combien va vraiment vous coûter votre permis de conduire ?

      Le prix du forfait que vous connaissez

      Nous parlons ici du permis sur boite manuelle et pas du permis sur boite automatique.
      Le prix du permis de conduire est à peut près le même partout et en moyenne entre 1200€ et 1500€ pour un forfait traditionnel de 20 heures, une présentation au code et une présentation à l'examen de conduite.
      Le prix du permis en conduite accompagné est un peu plus cher au niveau du forfait, entre 1350€ et 1750€ du fait des rendez vous pédagogiques.

      Le prix des heures supplémentaires de conduite et des représentations aux examens que vous ne connaissez pas...

      Le forfait de 20 heures est bien insuffisant pour quelqu'un qui n'a jamais conduit. Il suffit de demander autour de vous combien d'heures vos amis ont pris pour obtenir leur permis. La plupart du temps il faut au moins 10 heures supplémentaires pour être présentable à l'examen de conduite ce qui ajoute entre 450€ et 550€ à la facture initiale.
      Si vous rater votre examen de conduite une fois, et cela arrive à 1 personne sur 2, vous devrez attendre en moyenne 3 mois avant de pouvoir retenter votre chance. Or en plus des frais de réinscription à l'examen de conduite vous devrait rajouter des heures de formation pour soit vous mettre au niveau, soit entretenir votre niveau. Si vous faites à peu près 4 heures par mois pendant 3 mois cela vous coûtera environ 500€. votre permis est donc déjà à environ 2200€. Et beaucoup de gens ratent leur examen de conduite 2,3,4 fois...
      En résumé il faut faire confiance à votre formateur qui n'a rien à gagner si vous échouez votre examen puisqu'il faudra attendre des places d'examens pour un deuxième passage bien improbable.

      En conclusion

      Le permis en conduite accompagnée est clairement à privilégier lorsqu'il est possible d'autant plus que le taux de succès à l'examen est de 70%. Il faudra au moins respecter les rendez-vous pédagogiques. Malheureusement on est souvent contraint de devoir passer par le forfait traditionnel. Il faut donc bien considérer le véritable prix de ce permis et s'orienter lorsque cela est possible vers des forfaits avec plus de 20 heures de formation, les plus courant étant 25 heures et 30 heures.

      Pensez bien une chose vous n'achetez pas le PERMIS mais une formation alors c'est vrai pour certains ça coute cher mais sera une goutte d'eau par rapport à la suite : achat du véhicule, assurance, carburant ........

      Enfin si votre priorité numéro une est la rapidité de la formation, vous pouvez vous diriger vers des formules accélérées.